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Adrian Montaque « Coly » Colenbrander – No.2 (SAAF) Squadron

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Photographies de Adrian Montaque « Coly » Colenbrander – No.2 (SAAF) Squadron


Les photos présentes proviennent de la collection du SAAF Museum et mise en ligne par Tinus le Roux sur son site internet « SAAF WW2 HERITAGE SITE » : http://biltongbru.wixsite.com/ww2-saaf-heritage

Seules les photographies en rapport avec la Campagne d’Afrique orientale sont présentées ici, avec l’autorisation nécessaire. Pour l’ensemble des documents voir la page relative sur le site de Tinus le Roux : https://saafww2pilots3.yolasite.com/adrian-colenbrander-photographs.php

Merci de n’en faire aucune copie sans les autorisations nécessaires.


The present photos come from the collection of SAAF Museum and put online by Tinus le Roux on his website « SAAF WW2 HERITAGE SITE » : http://biltongbru.wixsite.com/ww2-saaf-heritage

Only photographs related to the East African Campaign are presented here, with the necessary permission. For all the documents see the relative page on the website of Tonus le Roux : https://saafww2pilots3.yolasite.com/adrian-colenbrander-photographs.php

Please do not make any copies without the necessary permissions.


(Gauche à Droite) : ? ; Ronald B. Dimmock ; Alfred Q. Masson ; Schalk van Schalkwyk ; John S.R. Wells ; Servaas de Kock Viljoen ; Wellesley H. Morris ; John J. Coetzer : Basil Guest ; Leonard le Clues Theron ; Pieter de Jager Fritz ; Terence B. Whelehan ; John L. Hewitson ; Adrian M. Colenbrander

 

Stephanus F. « Rosie » du Toit ; J. Edward « Jack » Parsonson ; ? ; ?

 

23 Janvier 1941

Front nord

À la suite des mouvements de la 10th Indian Infantry Brigade sur son flanc, la XLI Brigata Coloniale abandonne la position pour retraiter en direction d’Agordat. Le 4th Battalion 11th Sikh Regiment entre dans Keru à 14h30. Les combats dans le secteur vont s’étendre jusqu’au 25 janvier. De lourdes pertes sont signalées côté italien, tandis qu’environ 700 à 800 hommes de la XLI Brigata Coloniale sont faits prisonnier (dont le Generale Ugo Fongoli)[1].

Comme les jours précédents, la Regia Aeronautica est toujours très active au-dessus de la zone des combats avec plusieurs revendications. Ainsi la chasse italienne indique avoir intercepté une formation de bombardiers, attaquant un pont sur la route reliant Agordat à Keren, et revendiqué un Hawker Hurricane. Dans le secteur Biscia, c’est cette fois un Bristol Blenheim qui aurait été fortement endommagé et revendiqué comme probablement détruit, tandis qu’un troisième appareil britannique est signalé détruit lors d’une attaque d’automitrailleuse sur la route reliant Aicota à Debri Mela. Une fois de plus, il reste difficile de faire correspondre ces évènements avec les archives britanniques[2].

En effet, côté RAF l’activité aérienne demeure encore très timide. Trois Wellesley, du No.47 (RAF) Squadron décollent du terrain avancé de Blackdown pour bombarder la ligne de chemin de fer dans les environs d’Agordat entre 12h15 et 15h30. Aucun évènement particulier n’est signalé, l’un des rapports signalant seulement le décollage d’un chasseur italien sur l’aérodrome voisin d’Agordat, tandis que les équipages ne peuvent observer les résultats du bombardement[3]. Dans le même temps, un Hawker Hardy (K4319), du No.237 (Rhodesia) Squadron patrouille, entre 09h50 et 12h20 le secteur de Keru en appuis aux troupes au sol[4].  

De son côté, le No.1 (SAAF) Squadron connait une journée mouvement avec plusieurs tentatives d’interception contre des appareils italiens. Ainsi, à 06h50, le Lieutnant Thomas A.W. Irvine décolle en Hurricane pour intercepter deux Savoia-Marchetti SM.79 dans les environs de Tesseney, quoique sans succès. Vers 07h00, le Captain Brian J.L. Boyle (Hurricane) et les Lieutnant E.A. Jarvis, Robien Pare et Denis L. Taylor (Gladiator) sont chargés d’une patrouille du secteur de Keru. Ils rencontrent sur place deux Savoia-Marchetti SM.79. Là encore les pilotes sud-africains ne sont pas en mesure de rattraper les bombardiers italiens. Seul le Captain Brian J.L. Boyle réussit à effectuer une attaque sur l’un des appareils adverses, mais sans conséquence. À 15h00, les Lieutnant Leonard le Clues Theron et Walter J. Townshend-Smith décollent, en Hurricane, pour rejoindre Agordat en protection des Wellesley du No.47 (RAF) Squadron. Deux Fiat CR.42 sont signalés, l’un en vol (à environ 3 000 m) et le second en cours de décollage. Un court affrontement est mentionné, mais sans résultat[5].

Front sud

Comme sur le front nord, les Italiens décident d’évacuer les forts frontaliers. En effet, le Generale Carlo De Simone considère que les plaines du Sud somalien et sud éthiopien sont indéfendables, tandis que cette zone désertique sera en mesure de ralentir tous mouvements adverses. Le secteur est, ainsi, laissé à la charge des troupes indigènes (Bande) afin de harceler l’avance britannique. Ainsi la 102ª Divisione coloniale somala (Generale General Adriano Santini) se replie le long du fleuve Jubba (reliant Kismayoo à Bardera) avec environ 14 000 hommes, tandis que la 101ª Divisione coloniale somala (General Italo Carnevali), environ 6 000 hommes) est chargé de bloquer l’accès aux massifs montagneux du Sud-est éthiopien. À l’ouest de cette ligne, seules les villes d’Afmadow et Kismayoo sont tenues par les troupes italiennes. Ainsi, suite à l’évacuation de la frontière, la 1st S.A. Infantry Brigade reçoit l’ordre de commencer une série de patrouilles offensives dans le secteur de Wajir, tandis que la 5th S.A. Infantry Brigade doit faire de même dans les environs de Moyale afin de tester le dispositif italien[6].

En raison de ces différents mouvements, plusieurs attaques aériennes de la Regia Aeronautica sont signalées contre les troupes au sol sud-africaines dans le secteur de Wajir[7]. En parallèle les Hartbees du No.40 (SAAF) Squadron effectuent plusieurs patrouilles de reconnaissance offensives dans les secteurs de Marsabit et Hobok[8]. Après une longue période d’inactivité, le No.60 (SAAF) Squadron a retrouvé une certaine forme grâce aux Avro Anson. Ce renfort en appareil permet aux équipages de mener une série de reconnaissance photographique de la Somalie italienne durant le mois de janvier. À titre d’exemple, le Avro Anson n°1129 (Lieutnant Edward A. Gebhardt) est chargé de prendre une série de photo du secteur de Liboi – Afmadaow (06h30 – 17h30). Le rapport mentionne que cette dernière ville semble apparaitre comme désertée comme les troupes italiennes[9].


[1] PRASAD, Bisheshwar. East African Campaign, 1940-41. Official History of the Indian Armed Forces In the Second World War. Combined Inter-Services Historical Section (India & Pakistan), 1963. http://www.ibiblio.org/hyperwar/UN/India/EAfrica/EAfrica-4.html ; MOCKLER, Anthony. Haile Selassie’s War. 2003.

[2] SHORES, Christopher ; RICCI, Corrado. Dust Clouds in the Middle East – The Air War for East Africa, Iraq, Syria, Iran and Madagascar, 1940 – 1942. London : Grub Street, 2010 (Reprinted). p.99.

[3] No.47 (RAF) Squadron : Operations Record Book (Form 540 and Form 541). Kiew : TNA, AIR 27 / 463.

[4] No.237 (Rhodesia) Squadron : Operations Record Book (Form 540 and Form 541). Kiew : TNA, AIR 27/1450.

[5] No.1 (SAAF) Squadron : War Diary. Kew : TNA, AIR/54/1.

[6] ORPEN Neil. East African and Abyssinian Campaigns, Raid on El Wak : http://www.ibiblio.org/hyperwar/UN/SouthAfrica/EAfrica/EAfrica-6.html ; STEWART, Andrew. The First Victory : The Second World War and The East Africa Campaign. Yale University Press New Haven and London, 2016. p.129 ; I.S.O. PLAYFAIR (MAJ GEN), The Mediterranean and Middle East, The early successes againt Itay (to may 1941), Uckfield, The Naval & Military Press, coll. « History of the Second World War, United Kingdom military series », 2004, p.411.

[7] SHORES, Christopher ; RICCI, Corrado. Dust Clouds in the Middle East – The Air War for East Africa, Iraq, Syria, Iran and Madagascar, 1940 – 1942. London : Grub Street, 2010 (Reprinted). p.99.

[8] No.40 (SAAF) Squadron, War Diary. Kew : TNA, AIR 54 / 79.

[9] No.60 (SAAF) Squadron, War Diary. Kew : TNA, AIR 54 / 7.

22 Janvier 1941

Front nord

À 04h00, le 4th Battalion 11th Sikh Regiment commence son attaque contre la position italienne de Keru. Cette dernière doit être impérativement capturée puisque l’unique route en direction d’Agordat passe par une gorge particulièrement resserrée à cet endroit. Si les Sikh sont en mesure de capturer l’une des collines, la position principale italienne s’avère impossible à franchir. Plusieurs renforts en provenance du 2nd Battalion The Queen’s Own Cameron Highlanders sont envoyés en fin d’après-midi, tandis que les éléments avancés de la 10th Indian Infantry Brigade parviennent à couper les arrières italiens depuis Aicota.

La Regia Aeronautica est toujours très active puisqu’une attaque contre l’aérodrome de Tesseney est signalée avec des dommages contre un appareil britannique[1].

Contrairement aux journées précédentes, les Sud-Africains sont en mesure d’intercepter l’adversaire. En l’occurrence, deux Hawker Hurricane et deux Gloster Gladiator du No.1 (SAAF) Squadron décollent, à 08h30, pour une patrouille au-dessus de Keru durant laquelle ils aperçoivent une formation de trois Caproni Ca.133, de la 18 Squadriglia (27 Gruppo) escortées par deux Fiat CR.42 de la 412 Squadriglia. Le Lieutnant Oscar B. Coetzee attaque l’un des bombardiers qu’il voit larguer ses bombes en catastrophes. Il est, cependant, repoussé par les Fiat CR.42, alors qu’il voit le bombardier tomber en flamme. Dans le même temps, le Lieutnant Hendrick J.P. Bruger (Hurricane Mk I n°298) revendique aussi la destruction d’un Caproni Ca.133 dans une situation similaire. Une victoire partagée est, alors, accordée aux deux pilotes sud-africains. Si un Caproni Ca.133 est bien perdu (dont une partie de l’équipage est en mesure de rentrer dans les lignes italiennes), les deux autres rentrent fortement endommagés à Agordat avec plusieurs blessés. À noter qu’un Gloster Gladiator est revendiqué par le Sergente Maggiore Luigi Baron (412 Squadriglia). Selon le témoignage d’un des Italiens :

« Dans la matinée du 22 janvier 1941, une formation de trois Caproni Ca.133 (18 Squadriglia, 27 Gruppo) décolle d’Asmara pour bombarder l’ennemi avançant depuis le nord. Le Tenente Passetto dirige la formation, tandis que j’opère comme second pilote. L’appareil de droite est piloté par le Sottotenente Nicoletti et le Sergente Belcaro, alors que celui de gauche est piloté par un officier, dont le nom m’échappe, et le Sergente Dichino. Après le décollage, je prends les commandes, alors que le Tenente Passetto me donne les instructions de cap et d’altitude. Au-dessus d’Agordat nous bénéficions d’une escorte de deux Fiat CR.42, environ 200 mètres au-dessus de nous. Peu après, l’observateur entre dans le cockpit et nous indique de regarder en bas sur la gauche. Après un moment, je dois des nuages de Flak et deux Hurricane. Le Tenente Passetto nous ordonne de larguer les bombes puis prend les commandes pour virer vers nos lignes. Un Hurricane attaque depuis l’arrière et l’appareil sur notre gauche s’écrase en flamme, tandis que celui de droite est touché et commence à perdre de l’attitude avant de disparaitre de notre vue.

Nous sommes seuls dans le ciel, le Tenente continue de piquer afin d’augmenter la vitesse. Je vois l’aiguille du tachymètre stopper à 175 km/h. Le Hurricane revient et nous attaque. Nous sommes touchés et notre observateur est blessé à la cuisse. Notre opérateur radio est vraiment très bon ; il utile la mitrailleuse Lewis depuis l’arrière, tout en réussissant à recharger très rapidement, contrairement à notre mécanicien qui tire balle par balle.

Soudain, notre réservoir droit est touché. Je vois du carburant tomber sur le mécanicien et finalement disparaitre par les portes, laissant une large traînée derrière nous… et je commence à craindre une panne moteur. Nous sommes encore attaqués par la droite, ce Hurricane est déterminé à en finir avec ce vieux Caproni qui continue de voler ! Le moteur droit est touché. J’entends le bruit d’impact des balles sur les surfaces métalliques de notre avion, mais heureusement personne n’est touché. Notre escorte semble intervenir depuis mon siège je ne vois rien. Il y’a au moins quatre Gladiator présents.

Le Tenente atterrit à Agordat, les pneus éclatent et le Caproni continue sur les jantes avec un terrible bruit ; puis soudain il s’arrête. Un moment après, le Caproni du Sottotenente Nicoletti atterrit, lui aussi endommagé avec un blessé. Je me rappelle, durant l’attaque avoir vu un Caproni en dessous avec un objet très brillant descendant lentement. Après l’atterrissage, un mécanicien m’explique ce mystère. L’opérateur radio de l’appareil abattu avait tenté de sauter en parachute. Malheureusement, ce dernier était probablement imprégné de carburant et avait prit feu se transformant en torche, ironiquement ce dernier s’appelait Fuoco (feu).

L’ambulance arrive pour récupérer les blessés, tandis que notre mécanicien se plaint de devoir se laver pour retirer tout le carburant sur lui. Après cette action, notre 18 Squadriglia ne dispose plus d’aucun avion. L’officier, le Sergente et le mécanicien (blessé à l’épaule) de l’appareil abattu ont réussi à sauter en parachuter et rejoindre à pied nos lignes. Dans les deux autres équipages, nous comptons un mort et trois blessés. Les mécaniciens réussissent, cependant, à réparer l’appareil du Sottotenente Nicoletti afin de lui permettre de retourner à Asmara. Malheureusement, je peux confirmer que dans l’après-midi les Hurricane sont en mesure de détruit notre Caproni au sol ; il portait le numéro 18-4 ».

Effectivement, l’aérodrome d’Agordat est attaqué par les Lieutnant Hendrik J.P. Burger et John L. Hewitson (Hurricane n°298 et 272) dans l’après-midi (vers 14h45), un Caproni étant revendiqué détruit et un second endommagé.

Lieutnant Hendrik J.P. Burger

Lieutnant John L. Hewitson

Front sud

Comme les jours précédents, la SAAF continue à viser les aérodromes du Sud éthiopien et Somaliens. Cette fois-ci, trois Junkers Ju.86 du No.12 (SAAF) Squadron décollent en direction de Negele Borana. Le bombardement est effectué entre 04h10 et 04h30 sur une série de bâtiments camouflés. Si la défense antiaérienne est signalée comme relativement faible, les équipages sud-africains ne sont pas en mesure d’observer de dégâts significatifs sur l’objectif.

Le C Flight du No.41 (SAAF) Squadron, basé à Wajir, est chargé durant la journée d’effectuer une série de photographie aérienne de la route entre Dif et Afmadow, près de la frontière somalienne qui s’avère très couteuse en appareil. Ainsi, le Hartbees n°806 (Captain Albert E. Klette ; Flight Sergeant Cyril A. de Bruin) est porté disparu, tandis qu’un second appareil (n°868 : Lieutnant J.C. Collins ; Sergeant Solomon Berchowitz) aurait été engagé par deux chasseurs italiens dans les environs de Gerile.

Selon une lettre du Sergeant Solomon Berchowitz :

« Il y’a quelques jours, durant une mission de photographie aérienne au-dessus du territoire ennemi, j’ai aperçu deux Fiat. Je les montre à mon pilote qui décide de les attaquer. Nous piquons d’environ 1 200 m à 600 m pour nous placer dans la queue d’un des Italiens. Cependant, le second essaye d’en faire de même derrière nous. Il ouvre le feu, mais je lui adresse mes salutations ce qu’il ne semble pas apprécier puisqu’il dégage immédiatement avec l’autre italien. C’est une expérience unique. Alors que nous touchons finalement le sol, je suis vraiment heureux de sentir la terre sous mes pas (…). »

Le destin de l’autre appareil (Hartbees n°806) reste plus difficile à déterminer puisque son épave ne sera retrouvée que le 3 février, durant l’avancée des troupes sud-africaines en Somalie, avec son équipage mort (Captain Albert E. Klette ; Flight Sergeant Cyril A. de Bruin).

On ne dispose d’aucune revendication italienne pour cette journée, selon Christopher Shores. On note, toutefois, qu’un IMAM Ro.37bis opérant dans le même secteur revient légèrement endommagé à la suite d’un combat avec un chasseur sud-africain. Il n’est pas impossible que ces événements soient reliés. Il est intéressant de signaler que, depuis le 17 janvier 1941, la 110 Squadriglia dispose aussi de quatre Fiat CR.42.

Revendications Alliés
No.1 (SAAF) Squadron 1 Caproni Ca.133 partagé Lieutnant Oscar B. Coetzee et Hendrick J.P. Burger (Hurricane) Combat, environ de Keru (après 08h30)
No.1 (SAAF) Squadron 1 Caproni Ca.133 détruit au sol et 1 endommagé Lieutnant Hendrik J.P. Burger et John L. Hewitson (Hurricane) Attaque au sol ; aérodrome de Agordat (vers 14h45)
Pertes alliées
No.41 (SAAF) Squadron Hartbees Captain Albert E. Klette ; Flight Sergeant Cyril A. de Bruin (tués) S’écrase dans le secteur Dif – Afmadow.
Revendications Italie
1 appareil endommagé Aérodrome de Tesseney
Pertes Italie
110 Squadriglia IMAM Ro.37bis Endommagé en combat aérien ; Gerille
18 Squadriglia (27 Gruppo) 1 Caproni Ca.133 abattu et deux endommagés Combat, environ de Keru (après 08h30)
18 Squadriglia (27 Gruppo) 1 Caproni Ca.133 (18-4) détruit au sol Aérodrome de Agordat (vers 14h45)

[1] On ne trouve, cependant, aucune trace d’un appareil endommagé dans les archives britanniques.

21 Janvier 1941

Front nord

L’avant-garde de la 5th Indian Division pénètre en territoire Érythréen en capturant le village de Aicota à 10h30. La 10th Indian Infantry Brigade pousse, alors, plus à l’est en direction de Biscia et entre en contact avec l’arrière-garde italienne. De son côté, la 11th Indian Infantry Brigade est en mesure d’avancer jusqu’au fort de Keru, à environ 60 km à l’est de Kassala. Les troupes britanniques se retrouvent, cependant, bloquées par une position défensive adverse où se trouve retrancher la XLI Brigata Coloniale (Generale Ugo Fongoli) avec cinq bataillons.

L’avancée de la Gazelle Force est plus difficile. En effet, cette dernière menace le flanc des troupes italiennes. Le commandement ordonne au Capitano Amedeo Guillet de charger les troupes britanniques avec le Gruppo Bande Amahara, afin de retarder l’adversaire pendant au moins 24 heures. Les cavaliers érythréens réussissent à s’infiltrer dans la nuit et lance une charge, à l’aube, sur les arrières de la Gazelle Force totalement prise par surprise. Un premier groupe d’environ 60 cavaliers attaque en premiers, en larguant des grenades, pour provoquer un mouvement de panique chez l’adversaire. Une seconde charge, avec 500 hommes, est alors effectuée afin de profiter du trou dans la défense britannique. Les cavaliers érythréens sont, finalement, seulement repoussés au moment d’arriver au contact avec le QG et l’artillerie de la Gazelle Force grâce à l’intervention des Matilda et plusieurs mitrailleuses. Si le Gruppo Bande Amahara subit des pertes non négligeables : 179 cavaliers tués et environ 260 blessés, la Gazelle Force reçoit l’ordre de stopper son mouvement, ce qui permet à l’ensemble des troupes italiennes de rejoindre les positions défensives à Agordat.

Selon un officier britannique :

« Alors que notre batterie prend position, nous apercevons soudain un groupe de cavaliers indigène, dirigé par un officier sur un cheval blanc, charger depuis les collines au nord. Avec un courage impressionnant, ces soldats ont galopé jusqu’à une trentaine de mètres de nos canons en tirant et lançant des grenades. Nous tournons en catastrophes nos canons sur 180° et tirons quasiment au ras du sol. Certains obus tombent sans même exploser, tandis que d’autres déchirent le poitrail des chevaux. Nous sommes finalement obligés de recourir à nos mitrailleuses et nos blindés pour repousser cette charge furieuse. »

Selon un document italien :

« (…) avec la mission de protéger la retraite de nos bataillons (…) avec une manœuvre habile et l’intuition d’un commandant (…) durant une journée de combats acharnés à pied et à cheval (…) il chargea plusieurs fois tout en menant ses unités à l’assaut de l’adversaire prépondérant (en nombre et en moyens), incendiant des chars, atteignant le flanc des artilleries ennemies (…) malgré de lourdes pertes (…) le Capitano Amedeo Guillet (…) dans un moment particulièrement difficile de ce combat acharné, il a guidé sans se soucier du danger, une attaque contre des chars ennemis à l’aide de grenades à main et de bonbonnes d’essence. »

La Regia Aeronautica continue à harceler les troupes britanniques en envoyant ses bombardiers et ses chasseurs. Inversement, la RAF continue d’être employée essentiellement hors de la zone de combat. Ainsi, le No.8 (RAF) Squadron envoie quatre Blenheim bombarder la gare Aysha sur la ligne de chemin de fer en provenance de Djibouti, entre 13h20 et 16h25. De son côté, le No.14 (RAF) Squadron retourne sur le port de Massawa avec trois appareils, entre 22h25 et 23h45, quoique les équipages ne réussissent pas à identifier la cible en raison d’une importante couche nuageuse. Enfin, six Wellesley du No.223 (RAF) Squadron décollent pour une opération de soutiens aux patriotes éthiopiens dans la région du lac Tana entre 22h25 et 02h25. Là encore le bombardement ne donne guère de résultat puisque les cibles ne peuvent pas être identifié, après avoir cerclé dans le secteur dans une heure, en raison du brouillard recouvrant les hauts-plateaux.

À noter que le No.237 (Rhodesia) Squadron, dont deux Hawker Hardy patrouillent le secteur de Keru dans la matinée, est en mesure de transformer l’ensemble du C Flight sur les Westland Lysander Mk II en remplacement des Hawker Audax.

Le No.1 (SAAF) Squadron continue aussi ses patrouilles au-dessus de la zone des combats. À 07h20, les Lieutnant Oscar B. Coetzee, Johan J. Coetzer, Hendrik J. Burger, Robin Pare et Denis L. Taylor décollent, à bord des Gloster Gladitator, pour intercepter une formation de Savoia-Marchetti SM.79 à l’ouest de Aicota. Comme la veille, les Sud-Africains ne sont pas en mesure d’intercepter l’adversaire. À la suite de ses échecs, décision est prise de diviser l’escadron en trois Flight répartis sur des terrains avancés le plus près possible du front :

  • À Flight (Oxo, ouest de Kassala) : Captain Gerald J. le Mesurier ; Lieutnant Servaas de Kock Viljoen, Hendrik J. Burger, Oscar B. Coetzee et Leonard le Clues Theron ;
  • B Flight (Kassala) : Captain Brian J.L. Boyle ; Lieutnant Thomas A.W. Irvine, Robin Pare, E.A. Jarvis et Denis L. Taylor ;
  • C Flight (Kassala) : Lieutnant John L. Hewitson, Johan J. Coetzer, P.H. Smith, Walter J. Townshend-Smith et K.A. Young.

Front sud

Comme la veille, six Fairey Battle, du No.11 (SAAF) Squadron, décollent de Archers Post, sous les ordres du Major A.D. Irvine, à 08h00 pour bombarder l’aérodrome éthiopien de Shashamané où au moins six appareils italiens sont signalés. L’attaque est effectuée en deux vagues et les Sud-Africains revendiquent la destruction de trois Savoia-Marchetti SM.81 et deux autres endommagés. En réalité, seul un bombardier aurait réellement été détruit. Tous les Fairey Battle rentrent, malgré une défense antiaérienne jugée importante.

De son côté, le No.2 (SAAF) Squadron voit ses Hawker Fury multiplier les problèmes techniques suite à la chaleur qui fait bouillir l’huile dans les moteurs. Afin de remédier à la situation, un nouveau type d’huile est testé avec un succès très relatif puisque : « les appareils surchauffe magnifiquement et les mécaniciens sont totalement dégouté ». Finalement ordre est donné d’interdire provisoirement de vol les Hawker Fury, tandis que le No.40 (SAAF) Squadron est chargé de prêter plusieurs Hartbees afin d’assurer l’alerte aérienne en remplacement. Ainsi, le Lieutnant Basil Guest et l’Air Corporal Potgieter (un mécanicien) sont chargés de patrouiller, toute la journée, le secteur de Lokitaung dans un de ces appareils. Selon le rédacteur du journal de marche du No.2 (SAAF) Squadron : « La chaleur, la poussière et les mouches sont en très bonne santé. La fin d’une journée parfaite. »


Revendications Alliés
No.11 (SAAF) Squadron 3 Savoia-Marchetti SM.81 détruits au sol et deux autres endommagés. Fairey Battle Aérodrome de Shashamané
Pertes Italie
1 Savoia-Marchetti SM.81 détruit au sol Aérodrome de Shashamané

20 Janvier 1941

Front nord

Les forts frontaliers de Kassala et Tesseney, abandonnés préalablement par les Italiens, sont capturés dans la matinée du 19 janvier et la 10th Indian Infantry Brigade reçoit l’ordre d’ouvrir la route en direction d’Agordat, le lendemain, à partir de 14h20[1]. Dans le même temps, trois Hawker Hardy, du No.237 (Rhodesia) Squadron sont placés à disposition pour des patrouilles de reconnaissance armées[2], tandis que les Gloster Gladiator et Hawker Hurricane du No.1 (SAAF) Squadron sont chargés d’assurer la protection aérienne.

La Regia Aeronautica est très active en cette journée afin d’essayer de ralentir l’avancée des troupes britanniques, malgré un bilan assez lourd. Ainsi des Fiat CR.42 revendiquent la destruction de deux véhicules, tout en immobilisant cinq autres, malgré un atterrissage forcé pour trois d’entre eux. Les Savoia-Marchetti SM.79 et les Caproni Ca.133 sont aussi de la partie avec là encore quatre appareils endommagés (dont trois gravement). Un membre d’équipage est, en outre tué, et quatre autres blessés. Un Savoia-Marchetti S.M.79 s’écrase, de surcroit, dans les environs de Adi Ugri (Mendefera aujourd’hui). Il en est de même pour un Savoia-Marchetti SM.80 durant une attaque à l’ouest d’un lieu indiqué comme « Mount Tebu ». En tout, selon Christopher Shores, les Italiens perdent six appareils ainsi que trois autres gravement endommagés durant cette journée, auxquels s’ajoute la mort de onze aviateurs et quatre autres blessés[3].

Toujours dans le but de provoquer une révolte de la population locale, les Britanniques décident d’organiser le retour du Negusä Nägäst Haïlé Sélassié Ier. L’Empereur prend, ainsi, place à bord d’un Wellesley du No.47 (RAF) Squadron, sous escorte de Hawker Hurricane Mk I du No.1 (SAAF) Squadron, afin de se poser à Umm Iddla à proximité immédiate de la frontière afin de pouvoir soulever l’étendard du Lion du Judah sur le territoire Éthiopien désormais libéré[4].

Front sud

La Regia Aeronautica est aussi active au-dessus du Kenya puisque l’aérodrome avancé de Dukana fait l’objet d’un bombardement par six appareils italiens, quoique sans dommages particuliers[5].

De leur côté, trois Fairey Battle du No.11 (SAAF) Squadron, sous les ordres du Captain Johannes F. Britz, décollent à 03h35 pour attaquer l’aérodrome éthiopien de Yabelo. Le bombardement, effectué par un semi-piqué d’environ 2 100 m à 600 m, dure environ trente-cinq minutes. Toutefois, si au-moins quatre appareils italiens sont signalés camouflés, les Sud-Africains ne sont pas en mesure d’occasion le moindre dégât en raison d’un brouillard bas et d’une importe défense antiaérienne[6].

Pertes Italie
1 Savoia-Marchetti SM.79 Équipage tué. S’écrase dans les environs de Adi Ugri (Mendefera aujourd’hui), lors de l’attaque de troupe au sol.
1 Savoia-Marchetti SM.81 Équipage tué. S’écrase à l’ouest de « Mount Tebu » lors de l’attaque de troupes au sol.
3 Fiat CR.42 + 3 Caproni Ca.133 1 membre d’équipage tué et quatre blessés. Endommagé lors d’une attaque au sol contre les troupes britanniques dans le secteur Kassala – Tesseney.

[1] PRASAD, Bisheshwar. East African Campaign, 1940-41. Official History of the Indian Armed Forces In the Second World War. Combined Inter-Services Historical Section (India & Pakistan), 1963. http://www.ibiblio.org/hyperwar/UN/India/EAfrica/EAfrica-4.html

[2] No.237 (Rodesia) Squadron : Operations Record Book (Form 540 and Form 541). Kiew : TNA, AIR 27/1450.

[3] SHORES, Christopher ; RICCI, Corrado. Dust Clouds in the Middle East – The Air War for East Africa, Iraq, Syria, Iran and Madagascar, 1940 – 1942. London : Grub Street, 2010 (Reprinted). p.97.

[4] SHORES, Christopher ; RICCI, Corrado. Dust Clouds in the Middle East – The Air War for East Africa, Iraq, Syria, Iran and Madagascar, 1940 – 1942. London : Grub Street, 2010 (Reprinted). p.97.

[5] January 1941 – Narrative Northern Operations SAAF. Kew : TNA, AIR/54/9.

[6] January 1941 – Narrative Northern Operations SAAF. Kew : TNA, AIR/54/9 ; No.11 (SAAF) Squadron : War Diary. Kew : TNA, AIR/54/3 ; November – Narrative Norther Operations SAAF

19 Janvier 1941

Front nord

Le General William Platt déclenche, en cette journée, son offensive depuis le Soudan. L’objectif vise à la capture de l’Érythrée afin de retirer tous moyens aux Italiens de menacer les voies de communication en mer Rouge. Le but ultime est la capture du port de Massawa. À cet effet, il dispose de deux divisions de la Indian Army : les 4th et 5th Indian Infantry Division, auxquels s’ajoute le B Squadron (blindé Matilda) appartenant au 4th Royal Tank Regiment[1].

Quatre Bristol Blenheim Mk IV, du No.14 (RAF) Squadron effectue un bombardement sur Massawa dans la nuit du 18 au 19 janvier (22h00 – 02h40), durant lequel plusieurs tracts de propagande sont largués afin d’inciter, sans succès, la population locale à la révolte. Trois coups au but sont revendiqués contre les projecteurs de la base navale[2].

Après une longue pause, le No.237 (Rhodesia) Squadron retrouve une certaine activité puisque trois appareils (Lysander L4676, Hawker Hardy K4314 et K5921) patrouillent toute la journée au-dessus des secteurs de Kassala et Tesseney en soutient aux troupes de reconnaissances de la 4th Indian Infantry Division[3]. À cet effet, les Gloster Gladiator et Hawker Hurricane, du No.1 (SAAF) Squadron, effectuent plusieurs sorties dans la journée pour éloigner la chasse adverse. Une rencontre avec cinq Fiat CR.42 est signalée en fin de matinée, quoique sans affrontement[4].

Front sud

Afin de préparer la nouvelle attaque contre El Yibo, le 8th S.A. Field Battery, plusieurs automitrailleuses supplémentaires de la No. 2 S.A. Armoured Car Company et le 2nd S.A. Field Force Battalion sont envoyées en renfort dans la nuit du 18 au 19 janvier. La nouvelle attaque est lancée, à partir de 08h15, lorsque les canons 18-pounder de l’artillerie sud-africaine ouvre le feu sur les positions italiennes pendant une trentaine de minutes. À 08h50, trois Hawker Hartbees arrivent sur le secteur pour appuyer les troupes au sol. Comme les jours précédents, les Natal Mounted Rifles lancent des assauts de front, à la baïonnette, en poussant les traditionnels cris de guerre Zulu[5].

Selon un pilote du No.40 (SAAF) Squadron :

« Nous aviateurs avons des difficultés à comprendre pourquoi le commandement n’organiser pas des attaques de flanc au lieu de persister dans un assaut frontal alors que nous sommes largement plus nombreux. (…) Nous voyons les baïonnettes, des Natal Mounted Rifles, scintiller au soleil alors qu’ils avancent avec précaution. Pas un seul tir en face. Nous voyons seulement quelques cadavres dans les tranchées battues par notre artillerie. Les Italiens ne sont plus là. »[6]

Le journal du soldat Douglas Baker est très succinct sur ce dernier assaut :

« Le matin suivant, El Yibo a été occupé. En réalité : les oiseaux s’étaient envolés dans la nuit. »[7]

Les soldats sud-africains ne trouvent plus grand monde sur place, un officier italien et dix-neuf irréguliers tués et deux blessés. Dans l’après-midi, le 2nd S.A. Field Force Battalion est en mesure d’occuper le puits d’El Sardu sans la moindre opposition. Toutefois, le puits a été saboté et les troupes sont obligées d’abandonner la position, qui ne présente plus le moindre intérêt, dans l’après-midi. La presse sud-africaine est, alors, en mesure d’annoncer la victoire triomphante obtenue par ses troupes qui ont capturé une position italienne lourdement fortifiée sans subir la moindre perte : « un record qui sera difficilement trouvable dans les archives militaires britanniques ». Néanmoins, la réalité apparaît rapidement après l’interrogatoire d’un des rares prisonniers : El Yibo et El Sardu n’étaient occupés que par un détachement composé de sept Italiens ainsi qu’une centaine d’irréguliers des Banda et neuf mitrailleuses. Le reste s’est replié sur Hobok[8]. Inutile de dire que le General George E. Brink (1st South African Division) est loin d’être satisfait lorsqu’il reçoit les premiers rapports, tandis que le General Alan G. Cunningham fait remarquer qu’

« aux vues de ses résultats, la Brigade serait surement plus à son aise pour assurer la défense d’un parcours de golf ». Il ajoute que « les automitrailleuses semblent avoir été particulièrement mal utilisées, tandis que de nombreux ordres totalement contradictoires ont ponctué ces opérations ». Enfin il regrette que « les officiers n’aient pas jugé nécessaire de procéder à la moindre reconnaissance préparatoire à l’attaque, tout en montrant un manque total d’imagination pour s’adapter ».


[1] Le cas des forces françaises (Bridage français d’Orient) ne sera pas abordé ici, mais ultérieurement dans un chapitre spécifique en fonction de l’évolution de mes recherches.

[2] No.14 (RAF) Squadron : Operations Record Book (Form 540 and Form 541). Kew : TNA, AIR 27/192.

[3] No.237 (Rodesia) Squadron : Operations Record Book (Form 540 and Form 541). Kiew : TNA, AIR 27/1450.

[4] No.1 (SAAF) Squadron : War Diary. Kew : TNA, AIR/54/1.

[5] ORPEN Neil. East African and Abyssinian Campaigns, Raid on El Wak : http://www.ibiblio.org/hyperwar/UN/SouthAfrica/EAfrica/EAfrica-6.html ; KATZ, David Brock. South Africans versus Rommel : The Untold Story of the Desert War in World War II. Stackpole Books, 2017.

[6] J.-A. BROWN, The War of a Hundred Days, Springboks in Somalia and Abyssinia (1940 – 1941), Johannesburg, Ashanti Publishing, 1990, p.110.

[7] KATZ, David Brock. South Africans versus Rommel : The Untold Story of the Desert War in World War II. Stackpole Books, 2017.

[8] ORPEN Neil. East African and Abyssinian Campaigns, Raid on El Wak : http://www.ibiblio.org/hyperwar/UN/SouthAfrica/EAfrica/EAfrica-6.html

John Lister « Piggy » Boyle – No.1 (SAAF) Squadron

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Photographies de John Lister « Piggy » Boyle – No.1 (SAAF) Squadron


Les photos présentes proviennent de la collection de Brendan Boyle et mise en ligne par Tinus le Roux sur son site internet « SAAF WW2 HERITAGE SITE » : http://biltongbru.wixsite.com/ww2-saaf-heritage

Seules les photographies en rapport avec la Campagne d’Afrique orientale sont présentées ici, avec l’autorisation nécessaire. Pour l’ensemble des documents voir la page relative sur le site de Tinus le Roux : http://fritzjohl.yolasite.com/piggy-boyle-photographs.php

Merci de n’en faire aucune copie sans les autorisations nécessaires.


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18 Janvier 1941

Front nord

Deux Vickers Wellesley (K7739 et K8527), du No.47 (RAF) Squadron, supplémentaires sont envoyés sur le terrain avancé de Blackdown, tandis que cinq et deux appareils sont envoyés respectivement pour bombarder l’aérodrome de Barentu (11h55 – 15h15) et des positions à Umm Hagar (12h25 – 15h25) en prévision de l’offensive, en direction d’Agordat, qui doit commencer le lendemain[1]. Il en est de même pour le No.223 (RAF) Squadron dont quatre Wellesley[2] attaquent l’aérodrome d’Agordat entre 09h10 et 13h45. Il est à noter que les appareils sont équipés de bombes à retardement s’étageant entre 6h et 24h.

Une escorte par les Gladiator du No.1 (SAAF) Squadron est organisée pour les différents raids, cependant les chasseurs et bombardiers sont incapables de se retrouver. Seul le Lieutnant P.H. Smith est en mesure de rejoindre les Wellesley se dirigeant vers Agordat. Dans le même temps, les différents détachements du No.1 (SAAF) Squadron reçoivent l’ordre de se regrouper sur le terrain avancé de Oxo (ouest Kassala).

Front sud

Après l’échec cuisant de la veille, les Sud-Africains relancent l’attaque contre El Yibo. Cette fois-ci, la Force C est en mesure de capturer un premier poste avancé vers 09h00. Peu après les Force B et C avec le renfort de la A Company du 1st Natal Mounted Rifles (appelé en urgence pour renforcer les troupes) et trois automitrailleuses supplémentaires essayent de pousser vers la position principale. Cependant, là encore, le mouvement tourne à l’échec, vers 13h00, les différents éléments perdant rapidement tout contact, alors que la chaleur fatigue rapidement les troupes, tandis que les troupes italiennes ouvrent le feu depuis des positions légèrement surélevées.  Une fois de plus, trois Hartbees du No.40 (SAAF) Squadron sont appelés en renfort pour bombarder les positions adverses à plusieurs reprises dans l’après-midi. Finalement, à 15h00, le Brigadier Buchanan décide de stopper les assauts de front en expliquer que

« la position ennemie apparaît comme imprenable pour une infanterie sans un support important par l’aviation et l’artillerie. Des renforts sont absolument nécessaires pour relancer l’attaque demain matin »[3].

Toujours selon Douglas Baker :

« Le régiment a passé nuit difficile en découvrant que la chaleur extrême de la journée se transforme la nuit en des conditions glaciales. De pire en pire ! Les rations d’eaux étaient insuffisantes. Le lendemain a été encore plus frustrant. L’ennemi, environ 150 hommes contre-attaquent, mais nous sommes en mesure de les repousser au moment où ils approchent du QG. Encore des hésitations et après une nouvelle journée sans résultats sous la chaleur, nous devons passer une nouvelle nuit sur cette montagne nue »[4].


[1] No.47 (RAF) Squadron : Operations Record Book (Form 540 and Form 541). Kiew : TNA, AIR 27 / 463.

[2] Le nombre d’appareils pose question puisque le Form 540 fait état de quatre avions : « four aircraft (…) attacked the aerodrome of Agordat », tandis que le Form 541 liste seulement trois Wellesley, en l’occurrence : L2715, K8528 et K8530. No.223 (RAF) Squadron : Operations Record Book (Form 540 and Form 541). Kiew : TNA, AIR 27 / 1373.

[3] ORPEN Neil. East African and Abyssinian Campaigns, Raid on El Wak : http://www.ibiblio.org/hyperwar/UN/SouthAfrica/EAfrica/EAfrica-6.html

[4] KATZ, David Brock. South Africans versus Rommel : The Untold Story of the Desert War in World War II. Stackpole Books, 2017.

Lieutnant Adriaan Jacobus « Attie » Botha – No.1 (SAAF) Squadron

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Photographies du Lieutnant Adriaan Jacobus « Attie » Botha – No.1 (SAAF) Squadron


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(Gauche à droite) : Adriaan J. Botha ; ? ; Kenneth Driver ; Robert H. Talbot

Lieutnant Solomon (Lukie) Berchowitz – No.41 (SAAF) Squadron

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Photographies du Lieutnant Solomon (Lukie) Berchowitz – No.41 (SAAF) Squadron


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