23 août 1940

En cette journée relativement calme, plusieurs unités connaissent divers changements. Ainsi, le 11 (RAF) Squadron voit l’arrivée de deux personnels : Pilot Officer Moore et Sergeant Thornton ainsi que deux Blenheim (L1434 et L4910) appartenant précédemment au 39 (RAF) Squadron. Le Flight Lieutnant Stevens, lui, est promu aux fonctions de Squadron Leader.

Un Ca.133 est signalé au-dessus de Garissa, entre 04h15 et 05h30, où quelques bombes sont larguées sans conséquences[1].

Trois Ro.37bis de la 110a Squadriglia quitte Dire Daua pour rejoindre Mogadiscio, ils seront rejoints dans les semaines suivantes dans le reste de l’unité[2].

Enfin, le 40 (SAAF) Squadron continue à multiplier ses sorties de reconnaissances armées aux frontières dans des conditions difficiles depuis Wajir. Selon le Major James T. Durrant, la zone était régulièrement menacée par des bandes d’irréguliers au service des Italiens. En conséquence, les appareils étaient rangés en laager[3] permettant de patrouiller régulièrement la zone comprise entre ces derniers et le bush. Les Officiers et autres personnels devaient dormir au milieu avec leurs armes à portée de main. Lors des missions, les équipages volaient souvent torse nu ou avec un simple tee-shirt (d’où des conséquences non négligeables en cas d’incendie en vol), avec néanmoins l’obligation d’emporter une paire de bottes de l’armée en cas d’atterrissage forcé. Sur place, les conditions de vie étaient des plus difficiles, notamment en raison du manque d’eau. Initialement, les rations étaient des plus limités. Cependant, le Brigadier C.E.M. Richards (West African Brigade) fut informé que le Squadron manqué sérieusement d’eau pour les moteurs avec un risque sérieux de les endommagés. Evidemment, il n’avait pas été précisé que les radiateurs du Hartbeest avaient uniquement besoin de glycol. Résultat, le Squadron put bénéficier d’une réserve supplémentaire. Enfin, en raison du manque de personnel pour la cuisine, le District Commissioner proposa de mettre à disposition un homme condamné pour meurtre et attendant son jugement dans une prison locale. Ce dernier devait rester jusqu’à la fin de la campagne en AOI et apporter entière satisfaction[4]. La situation du 1 (SAAF) Squadron au Soudan n’est guère mieux puisqu’il ne dispose d’aucun médecin et officier technique, tandis que les terrains avancés ne sont constitués que d’une vague zone plus ou moins dégagée avec un réservoir de carburant, sans aucun matériel (le plein devant être fait à la main).


[1] « 23 august 1940 » 237 Squadron RAF : Operations Record Book (Form 540 and Form 541), Kew – TNA, AIR 27 / 1450; « 23 august 1940 » Narrative northern operations SAAF, August 1940, op. cit.

[2] Håkan Gustavsson, « Generale Romano Palmera », Biplane Fighter Aces from the Second World War [En Ligne], http://surfcity.kund.dalnet.se/italy_palmera.htm, [Consulté le 19 février 2014].

[3] Rangement des appareils en rectangle ou cercle, dans la pure tradition afrikaaners, afin de constituer une formation défensive.

[4] J.-A. Brown, A gathering of eagles, the campaigns of the South African Air Force in Italian East Afica (1940 – 1941), op. cit., p. 69 à 70.

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