18 Janvier 1941

Front nord

Deux Vickers Wellesley (K7739 et K8527), du No.47 (RAF) Squadron, supplémentaires sont envoyés sur le terrain avancé de Blackdown, tandis que cinq et deux appareils sont envoyés respectivement pour bombarder l’aérodrome de Barentu (11h55 – 15h15) et des positions à Umm Hagar (12h25 – 15h25) en prévision de l’offensive, en direction d’Agordat, qui doit commencer le lendemain[1]. Il en est de même pour le No.223 (RAF) Squadron dont quatre Wellesley[2] attaquent l’aérodrome d’Agordat entre 09h10 et 13h45. Il est à noter que les appareils sont équipés de bombes à retardement s’étageant entre 6h et 24h.

Une escorte par les Gladiator du No.1 (SAAF) Squadron est organisée pour les différents raids, cependant les chasseurs et bombardiers sont incapables de se retrouver. Seul le Lieutnant P.H. Smith est en mesure de rejoindre les Wellesley se dirigeant vers Agordat. Dans le même temps, les différents détachements du No.1 (SAAF) Squadron reçoivent l’ordre de se regrouper sur le terrain avancé de Oxo (ouest Kassala).

Front sud

Après l’échec cuisant de la veille, les Sud-Africains relancent l’attaque contre El Yibo. Cette fois-ci, la Force C est en mesure de capturer un premier poste avancé vers 09h00. Peu après les Force B et C avec le renfort de la A Company du 1st Natal Mounted Rifles (appelé en urgence pour renforcer les troupes) et trois automitrailleuses supplémentaires essayent de pousser vers la position principale. Cependant, là encore, le mouvement tourne à l’échec, vers 13h00, les différents éléments perdant rapidement tout contact, alors que la chaleur fatigue rapidement les troupes, tandis que les troupes italiennes ouvrent le feu depuis des positions légèrement surélevées.  Une fois de plus, trois Hartbees du No.40 (SAAF) Squadron sont appelés en renfort pour bombarder les positions adverses à plusieurs reprises dans l’après-midi. Finalement, à 15h00, le Brigadier Buchanan décide de stopper les assauts de front en expliquer que

« la position ennemie apparaît comme imprenable pour une infanterie sans un support important par l’aviation et l’artillerie. Des renforts sont absolument nécessaires pour relancer l’attaque demain matin »[3].

Toujours selon Douglas Baker :

« Le régiment a passé nuit difficile en découvrant que la chaleur extrême de la journée se transforme la nuit en des conditions glaciales. De pire en pire ! Les rations d’eaux étaient insuffisantes. Le lendemain a été encore plus frustrant. L’ennemi, environ 150 hommes contre-attaquent, mais nous sommes en mesure de les repousser au moment où ils approchent du QG. Encore des hésitations et après une nouvelle journée sans résultats sous la chaleur, nous devons passer une nouvelle nuit sur cette montagne nue »[4].


[1] No.47 (RAF) Squadron : Operations Record Book (Form 540 and Form 541). Kiew : TNA, AIR 27 / 463.

[2] Le nombre d’appareils pose question puisque le Form 540 fait état de quatre avions : « four aircraft (…) attacked the aerodrome of Agordat », tandis que le Form 541 liste seulement trois Wellesley, en l’occurrence : L2715, K8528 et K8530. No.223 (RAF) Squadron : Operations Record Book (Form 540 and Form 541). Kiew : TNA, AIR 27 / 1373.

[3] ORPEN Neil. East African and Abyssinian Campaigns, Raid on El Wak : http://www.ibiblio.org/hyperwar/UN/SouthAfrica/EAfrica/EAfrica-6.html

[4] KATZ, David Brock. South Africans versus Rommel : The Untold Story of the Desert War in World War II. Stackpole Books, 2017.

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